Texte Libre

 LNA-copie-1.jpg  Poémes - Récits - Nouvelles

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 04:41

        Pacha vint réveiller sa maîtresse, un homme attendant dans le salon. Eugénie regarda la pendule, il était une heure du matin ! Michel n’était plus dans le lit, inquiète,  elle descendit au salon. Elle le vit discuter avec son  bras droit, elle dit bonjour, son mari  lui fit signe de s’asseoir.

-         Vladimir Ivanovitch a eu vent que demain je serai arrêté sous de faux prétextes, il faut partir cette nuit.

-         Mais tu es gouverneur, on ne peut pas t’arrêter !

-         Ne perdons pas de temps, va préparer les garçons répondit Michel.

Eugénie courut réveiller la nounou des garçons, Michel la suivit, ils demandèrent des vêtements à leurs domestiques, Pacha cousit les bijoux et l’argent dans l’ourlet des robes et le costume de son maître, elle dit affolée :

-         Vous ne pouvez pas partir ainsi Barinya, on vous reconnaîtra !

-         Que conseilles-tu demanda Michel ?

-         Barine, il faut vous frotter les mains avec de la terre, cacher les cheveux sous un bonnet de paysan et parler comme eux, un foulard pour la barinya.

Michel se gratta la tête, « cela n’était pas si simple » Il regarda ses fils : Georges et Wladimir, ils avaient sept ans et demi et neuf ans, il leur expliqua qu’ils devaient rester sales et se taire à l’extérieur :

-         Des méchants nous recherchent et nous ne devons plus donner notre nom de famille mais nous appeler Voltinsky, c’est important, mes fils je compte sur vous !

Les enfants regardaient les parents un peu effarés, ils avaient été préservés de tous souci jusqu’ici, l’aîné décida de le prendre comme un jeu, il dit en souriant :

-         Je suis Georges Votinsky et mon père est vendeur !

-         Non, reprit Michel, artisan !

Ils finirent par être prêts, Eugénie regarda le domaine qui s’étendait à perte de vue, elle se demandait combien de temps elle devrait le quitter, Michel lui serra le bras gentiment, ses idées avaient rejoint les siennes. Ils ne revinrent jamais !

Elena 2012

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Par Elena - Publié dans : Récit
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:33

Il y a des gens qui mènent une vie qui se déroule sans aucune surprise, ce fut le cas d’Antonio. Il était moyen en tout, après son certificat d’études il étudia la maçonnerie et trouva assez facilement du travail. Il se maria avec une lointaine cousine, pas par amour mais pour avoir des enfants. Son existence s’écoula sans anicroches, ni grandes joies ni grandes peines.

Parfois la vie joue des tours pendables, personne ne peut y croire ! En effet, Antonio jouait à la loterie une fois par mois, non par plaisir mais pour faire comme les autres. Une fois, qu’il avait joué, il jetait le billet, il n’avait pas assez de chances pour gagner.

Mais cette fois-ci il joua la date de naissance de ses enfants et se souvenait du numéro, quand il vit son numéro sortir à la télévision il faillit s’évanouir.

Sa femme lui demanda :

-         Tu n’es pas bien Antonio ?

-         J’ai gagné le gros lot !

-         Mais c’est formidable répondit son épouse ;

-         Je ne sais pas où est le billet, je ne le garde jamais !

Un silence de plomb s’abattit dans la maison, même Philippe, le fiston qui avait dix ans, comprit que la situation était tendue.

Mariette prit les choses en main :

-         Tu as jeté ton ticket ou tu l’as déposé dans un endroit de la maison ?

-         Je crois que je l’ai posé sur une étagère ou un meuble…

-         Dans la maison insista son épouse ?

-         Oui, je pense.

Alors nous allons tout déballer, fouiller jusqu’à ce qu’on le trouve et elle commença par vider les papiers sur la commode pour les trier.

Antonio et Philippe cherchèrent à leur tour, la somme était vraiment énorme, elle aurait pu changer leur mode de vie.

Pendant deux jours ils cherchèrent dans tous les recoins, firent toutes les poches d’Antonio mais en vain. Le troisième jour, la maison avait été entièrement fouillée et rien n’avait été trouvé. Mariette qui ne voulait pas perdre une telle somme proposa :

-         Si tu allais au bureau de tabac où tu as acheté ton billet et que tu expliques ton cas ?

-         Ils ne savent plus le billet que j’ai pris répondit Antonio ;

-         Demande leur conseil, explique-leur ton cas.

De mauvaise grâce Antonio alla au tabac et leur expliqua son histoire. Le buraliste qui avait été pressenti, ne connaissait pas le gagnant et pour cause fut soulagé puis embêté !

-         Vous jouez et vous ne garder pas le billet ?

-         Non, je ne pouvais pas savoir que je gagnerai !

-         Je ne vois pas comment je peux vous aider ?

Il se gratta la tête puis décida de prévenir les journalistes que le gagnant vient de chez lui mais qu’il n’a plus le billet.

Quelques jours plus tard Antonio fut invité au bureau de tabac avec les journalistes et un membre travaillant à la loterie.

Il vint avec sa femme et son fils, tous les trois étaient sûrs que la solution était trouvée pour qu’il perçoive la somme qui lui était due.

Il fut reçu avec triomphe, les journaliste le félicitaient, d’autres lui posaient des questions, il fut le roi durant une demi-heure au moins. Enfin l’employé de la loterie lui communiqua :

-         Je vous félicite au nom de tous pour l’énorme somme que vous avez gagné, malheureusement, vous ne toucherez rien n’ayant pas votre ticket.

Antonio, un peu grisé par le discours, remercia, il parlait aux uns et aux autres avec un sourire béat. Vint le moment où il fut photographié, il avait fier allure et il se sentait fier !

Mariette le tira par la manche et décida qu’il était temps de rentrer. A la maison Antonio parla du succès qu’il avait eu, sa femme le rabroua :

-         Tu n’as donc pas compris que tu n’a pas gagné un centime !

-         Tu verras que ça s’arrangera insistait-il !

Le lendemain Mariette montra l’article à Antonio. Il était question d’un brave homme distrait qui avait perdu et son ticket et une grosse somme, cet homme était sûrement un peu simplet terminait un chroniqueur.

Antonio, rougit puis pâlit, il dit :

-         Je jure de ne plus jamais jouer à la loterie !

Elena

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Par Elena - Publié dans : nouvelles
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 03:58

Mariette avait laissé les enfants avec Toupet, leur labrador, elle le faisait toujours et les enfants s’entendaient parfaitement avec le chien. Mais cette fois-ci Françoise qui avait dix ans voulut inviter d’autres enfants du village chez eux, sa mère était occupée à un ménage à fond et ne voyait ni n’entendait rien.

Les enfants se retrouvèrent avec Murielle et Denis, le garçon pouvait être brutal pour se faire remarquer. Il tira la queue de Toupet qui gémit, Françoise voulut s’interposer mais il avait recommencé en tapant le chien avec un son arc (cadeau de son père). Cette fois-ci Toupet grogna et montra les dents. Denis crâna :

-         il ne me fait pas peur, je vais vous montrer qui est le plus fort…

-         Non, cria Françoise !

C’était trop tard, le gamin voulut tirer l’oreille de Toupet se retrouva plié en deux, le chien l’avait mordu et aboyait.

Mariette sortit en vitesse, elle ne put que constater la morsure. Elle soigne Denis et le ramena chez lui. La mère porta plainte et il fallut tuer le chien, jugé trop dangereux. Françoise pleura longtemps, elle se sentait fautive mais il n’y avait plus rien à faire. Ils n’eurent plus de chiens !

Elena 2012

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Par Elena - Publié dans : Récit
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 04:17

AME

J’ai perdu ma flamme

Dans tes yeux glacés,

J’ai perdu mon âme

Voulant trop t’aimer.

J’ai senti le drame

Me sentant piégée,

Et, avec ton arme

Tu m’as transpercée.

J’ai perdu mon âme

Pour t’avoir aimé,

J’ai perdu ma flamme

Dans l’amour damné.

Elena

01ame

Par Elena - Publié dans : poésie
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 04:31

Baron était un caniche, il fut donné à  Victor Hugo. L’écrivain avait décidé de rendre visite à un ami, celui-ci habitait à Moscou. Il décida d’emmener son chien, le voyage fut long et épuisant mais Baron était jeune et solide il accepta les inconvénients.

Une fois à Moscou Victor Hugo prolongea son séjour jusqu’à la fin de l’été. Ayant été bien reçu, il offrit Baron à son ami, celui-ci l’admirait beaucoup.

Il était temps de repartir, l’auteur rentra seul à Paris !

De son côté Baron était très attaché à son maître et malgré les bons soins du Moscovite il décida de rejoindre son maître.

Victor Hugo était au courant par son ami que le chien avait disparu.

Pendant des moins Baron sentit les traces où son maître était passé, il réussit à rejoindre le célèbre écrivain, il n’avait plus que la peau sur les os quand il aboya devant la porte, la servante le retrouva et appela l’écrivain qui fut ravi de le retrouver. Le chien vécut encore sept ans !

Elena

1a1baron

Par Elena - Publié dans : Récit
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